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samedi 7 juillet 2012

08/07 : Fresh Wave, nuit Infernal Affairs, Mc Dull, God of Gamblers et plein d’autres

Une journée pleine de bonnes choses encore et il faudra de nouveau faire des choix difficiles…

Forum des images (1e arrondissement)
Selection Fresh Wave à découvrir
14h : 6th March, Wong Chun, Programme Fresh Wave 2
14h : Basket, Wong Hin-yeung, Programme Fresh Wave 2
14h : Gwangong vs Alien, Leung Chung-man, Programme Fresh Wave 2
15h15 : 1+1, Lai Yan-chi, Programme Fresh Wave 1
15h15 : The Decisive Moment , Vicky Wong, Programme Fresh Wave 1
16h30 : Sorrows of the Forbidden City, Zhu Shilin
 19h : Our Sister Hedy, Doe Ching
21h15 : Teddy Girls, Patrick Lung-Kong



Coup de Cœur du HongKong Cinemagic







Entre-temps aux 3 Luxembourg (6e arrondissement)

00h15 : Infernal Affairs, Andrew Lau , Alan Mak, Nuit Infernal Affairs présentée par Frédéric Ambroisine A NE PAS RATER *****
02h10 : Infernal Affairs II, Andrew Lau , Alan Mak, Nuit Infernal Affairs A NE PAS RATER *****
04h20 : Infernal Affairs III, Andrew Lau , Alan Mak, Nuit Infernal Affairs ****
14h : McDull dans les nuages (My life as McDull), Toe Yuen *****
16h : McDull dans les nuages (My life as McDull), Toe Yuen *****
18h : McDull dans les nuages (My life as McDull), Toe Yuen *****
20h : Le Marin des mers de Chine (Project A) (Project A), Jackie Chan *****
22h : La Légende de Fong Sai-yuk (Legend of Fong Sai-yuk), Corey Yuen ****

La trilogie de Andrew Lau Wai Keung et Alan Mak Siu Fai mettant en scène Tony Leung Chiu Wai et Andy Lau, Infernal Affairs, est une saga policière opposant flics et triades et qui vous plonge dans l’histoire, la culture et la politique de Hong Kong. 

Cette nuit sera présentée par Frédéric Ambroisine, expert du cinéma de Hong Kong, journaliste, documentariste et collaborateur à HongKong Cinémagic.

La police et les triades se livrent une lutte impitoyable. Pour arrêter Sam (Eric Tsang), un gangster notoire, la police utilise un agent infiltré (Tony Leung). mais Sam possède également une taupe infiltrée chez les forces de l'ordre (Andy Lau).

Martin Scorsese en a fait un remake : The Departed. *****

Infernal Affairs

Coup de Cœur du HongKong Cinemagic



La chronique sur une dizaine d’années de la montée en puissance d’un parrain des triades de Hong Kong (Francis Ng) face à un policier qui a juré sa perte (Anthony Wong).

Plus intimiste que le précédent opus, moins basé sur le suspense (sans le négliger) et davantage sur la construction de ses personnages, "IA 2" est un excellent divertissement, prenant et bien écrit, bénéficiant d'une réalisation soignée, d'une partition magnifique et d'une interprétation remarquable. Une préquelle indispensable! *****

Infernal Affairs II

Coup de Cœur du HongKong Cinemagic



Film qui conclut la trilogie en beauté… A découvrir ****


-Universitaire basée à Hong Kong, et collaboratrice à Hong Kong Cinémagic, Gina Marchetti a écrit un livre en anglais sur la trilogie Infernal Affairs : Andrew Lau and Alan Mak's Infernal Affairs 

Andrew Lau and Alan Mak's Infernal Affairs 


Les aventures du petit cochon McDull à Hong Kong, avec les voie de Jan Lamb, Sandra Ng et Anthony Wong. Une plongée dans la culture de Hong Kong moderne. 
Film d'animation à découvrir *****

McDull dans les nuages



Coup de Cœur du HongKong Cinemagic



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Et si vous passez par là, ne manquer pas au MK2 Bibliothèque (13e arrondissement) :

13h : The Private Eyes, Michael Hui ***** A NE PAS RATER
13h30 : Man on the Brink, Alex Cheung ***** A NE PAS RATER
15h : Below the Lion Rock: Old Plough, Allen Fong, Programme TV Allen Fong
15h : Below the Lion Rock: The Song of Yuen Chau Chai, Allen Fong, Programme TV Allen Fong
15h30 : Autumn Moon, Clara Law
17h : 92 The Legendary La Rose Noire, Joseph Chan, Jeff Lau ***** A NE PAS RATER
18h : My Heart is that Eternal Rose, Patrick Tam
21h30 : God of Gamblers, Wong Jing  ***** A NE PAS RATER
22h : The Dead and the Deadly, Wu Ma ***** A NE PAS RATER

Parmi les fims à ne pas rater et ceux que nous n’avions pas évoqués auparavant, voici deux comédies très ancrées dans la culture locale :

Une jeune romancière (Maggie Siu Mei Kei), obligée d'écrire des histoires érotiques sous les yeux bienveillants d'un inspecteur (Tony Leung Ka Fai) assiste, bien malgré elle, à un règlement de compte entre gangsters. Pour ne pas être accusée de meurtre, elle laisse sur les lieux du crime une carte signée " la Rose Noire ", nom d'une héroïne des années soixante. Poursuivie par les triades et la police, elle tombe dans les griffes des disciples de la Rose Noire (Petrina Fung Bo Bo et Wong Wan Si)…

Comédie loufoque, hommage au cinéma des années 60 et leurs héroïnes, bonne humeur et fourre tout et avec un Tony Leung Kar-fai (L’Amant) en grande forme, ce film est à voir absolument… *****

92 Legendary La Rose Noire (La Rose noire)


Coup de Cœur du HongKong Cinemagic



Voir aussi notre interview du réalisateur Jeff Lau : Interview Jeff Lau : A Tall Man Story.


 
Bande-annonce


God Of Gamblers  (Les Dieux du jeu) de Wong Jing
Premier opus d'une longue série très populaire qui lança la vague des "gambling movies" (film de flambeurs) où l'on peut voir la première apparition du futur célèbre personnage Ko Chun le "Dieu du Jeu" incarné à l'écran par le toujours génialissime Chow Yun Fat. Ici, pour venger l'honneur d'un ami, il accepte de défier Chan, un redoutable tricheur. Mais à la suite d'une chute, Ko Chun devient amnésique. Un petit malfrat très joueur et sa compagne le soignent sans savoir qu'il est leur idole. Son mentor ayant perdu momentanément la raison, il n'hésitera pas à utiliser ses formidables dons pour arnaquer son entourage jusqu'au jour fatidique de l'ultime affrontement avec le redoutable Chan. ***** A ne pas rater.

God Of Gamblers  (Les Dieux du jeu)

Coup de Cœur du HongKong Cinemagic







Bande-annonce

mardi 3 juillet 2012

Cantonais Vs Mandarin, l'éternel combat

La programmation de cette rétrospective permet de mettre en valeur l'étonnante dichotomie linguistique qui agite l'industrie cinématographique Hong Kongaise depuis sa naissance.

Quand Shanghai perdit définitivement son statut d'Hollywood de l'Est suite à la prise du pouvoir par les Maoïstes à la fin des années 40/début des années 50, ce fut logiquement Hong Kong qui reprit le flambeau. La transition se fit d'autant plus facilement que nombres d'artistes, techniciens et d'investisseurs Shanghaiais émigrèrent vers le port parfumé. Leur argent et leur savoir faire permit de donner un puissant coup de fouet à l'industrie locale. De nombreux studios éclorent. 

L'histoire spécifique de la Chine et le contexte locale firent qu'une division naturelle prit rapidement forme chez les compagnies de production*. Certains studios se spécialisèrent dans le tournage de films en mandarins, d'autres, produisirent des longs métrages en cantonais.

Dans la première catégorie, on trouve la célèbre Shaw Brothers mais aussi la moins connue Cathay (ex MP&GI). Dans la seconde, des studios comme l'Union Film ou la Kong Ngee
Tourner en mandarin était alors l'apanage des compagnies les plus puissantes. Grâce à cela, elles pouvaient commercialiser leurs films par delà les frontières de la colonie dans des marchés majeurs comme Taiwan. Les films cantonais avaient eux un potentiel d'export nettement plus limité. Hors de la ville, seules les communautés cantonaises d'Asie du Sud Est et des USA (San Francisco surtout) y avaient un intérêt.

Cette division linguistique aboutit logiquement à une division commerciale et thématique. Les films en mandarin cherchèrent à séduire un public aussi large que possible dont le seul dénominateur commun était d'être d'origine chinoise. Par conséquent, nombres de films en mandarin se situèrent dans la Chine ancienne, une Chine souvent fantasmée par rapport à la réalité historique. La Shaw Brothers se fit une spécialité de ce type de productions comme le démontre Empress Wu Tse Tien de Li Han Hsiang ou Martial Club de Lau Kar Leung. La Cathay, elle, marqua sa différence en produisant des films contemporains mais destinés à une classe moyenne émergente et plus occidentalisée comme on peut le voir à travers l'adaptation de Carmen, Wild Wild Rose réalisée par Wong Tin Lam.

Empress Wu Tse Tien


Les studios cantonais, eux, se spécialisèrent dans un public plus spécifiquement local et plus populaire (comprendre plus pauvre). D'où des thèmes souvent très conservateurs... Même chez les studios gauchistes. Disposant également de budgets plus limités (beaucoup de films étaient tournés en une semaine), ils privilégièrent logiquement les drames contemporains, moins chers à produire. In The Face of Demolition de Lee Tit, The Seventh Heaven de Ng Wui ou Parent's Hearts de Chun Kim en sont des bons exemples, tout en étant le haut du panier de ce type de productions.

Les choses auraient pu demeurer ainsi pendant longtemps mais un évènement changea la donne. En 1967, la télévision fit son apparition à Hong Kong. Le public jusqu'ici habitué des films cantonais abandonna rapidement son ancien loisir pour embrasser la petite lucarne et sa séduisante gratuité.
Le cinéma cantonais ne se rendit toutefois pas sans combattre. Une nouvelle génération de cinéaste apparut en son sein et déploya d'importants efforts pour en renouveler le contenu thématique et améliorer ses standards techniques. Les hommes à la pointe de cette tendance, ce furent les réalisateurs Chor Yuen et Patrick Lung. Story of a Discharged Prisoner et Teddy Girls, tous deux par Lung, furent assurément ce que le cinéma cantonais donna de meilleur à cette époque.

La lutte était malheureusement vaine et, malgré tous les efforts consentis, le cinéma cantonais expira définitivement au début des années 1970... La Cathay mourut durant la même période, laissant le champ libre à une Shaw Brothers soudainement toute puissante. Mais le studio de Run Run Shaw créa sa propre concurrence quand Raymond Chow, accompagné de bon nombre de réalisateurs, acteurs et techniciens, quitta la firme pour fonder sa firme, la Golden Harvest.
Ces luttes commerciales ne changèrent pas grand chose au monopole linguistique nouvellement établi. Shaw Brothers et Golden Harvest produisirent ainsi toutes deux leurs films en mandarin. Ce fut le cas des Bruce Lee comme La Fureur du Dragon contrairement à beaucoup d'idées reçues sur le sujet.   

L'instrument coupable de la mort du cinéma cantonais fut aussi celui responsable de sa résurrection. La télévision donna sa chance à de nombreux artistes locaux, leur permettant d'exercer leur talent dans leur langue maternelle à l'image de Patrick Tam et la série CID. La mise en place d'une politique gouvernementale de reconnaissance d'une identité Hong Kongaise suite aux insurrections de 1967 se conjugua pour renforcer l'envie chez les artistes de faire un cinéma propre, spécifiquement Hong Kongais dans ses thèmes et dans son expression. Un des premiers hommes à affirmer cette volonté sur les grands écrans de la colonie Britannique fut le comique Michael Hui avec des films comme The Private Eyes.

The Private Eyes


La nouvelle vague, apparue à la fin des années 70, enfonça définitivement le clou avec ses Man on the Brink et autres Story of Woo Viet. Le cantonais était redevenu "in" et ce fut au tour du mandarin d'être poussé vers la porte de sortie. La Shaw Brothers, studio majeur à avoir promu la langue **, l'abandonna définitivement durant la même période. S'ensuivit une longue période domination culturelle sans partage du cantonais sur le cinéma local.

La rétrocession à la Chine de 1997 changea toutefois à nouveau la donne. L'intégration des deux industries cinématographique et la censure propre à la Chine continentale recréèrent de facto la division à l’œuvre dans les années 50/60 : Le mandarin se retrouva de nouveau la langue des films en costumes de toutes sortes tandis que le cantonais récupérait sa spécialisation dans les films contemporains. Et pourtant, il suffirait que la censure se relâche pour que le mandarin s'impose à nouveau, recréant la situation du début des années 70...

A croire que ce conflit linguistique au sein de l'industrie cinématographique Hong Kongaise est l'histoire d'un éternel recommencement ! 

* Division qui s'était déjà naturellement faite avant guerre
** En dépit de quelques expérimentations ponctuelles du début des années 70, la firme (et surtout les réalisateurs cantonais de celle-ci) sentant le vent commencer à tourner

samedi 30 juin 2012

01/07 à 21h30 : Story of a Discharged Prisoner, Patrick Lung-Kong


John Woo a remaké ce film avec Le Syndicat du Crime

Le Syndicat du Crime

 
Après un séjour en prison, Lee Choi Hung (Patrick Tse) souhaite s'amender et trouver sa place dans la société. Mais, une fois libre, il est victime de discriminations et des pressions d'un inspecteur de police (Patrick Lung) qui veut en faire son indic ainsi que d'un dangereux patron du crime (Sek Kin) qui veut le voir retourner dans le milieu. Sa situation est rendue encore plus difficile par le fait qu'il cherche à dissimuler son passé à sa famille de peur qu'eux aient également à en souffrir.

« La fin des années 60 est une période de déclin pour le cinéma cantonais. Sa fin (temporaire) est proche. A ce titre, Story of a Discharged Prisoner a des airs de dernier baroud d'honneur, un représentant exemplaire de ce que ce cinéma peut donner de mieux… Malgré les indéniables défauts traditionnels avec lesquels la production en cantonais de l'époque a toujours du composer. »





Dimanche 1 juillet 2012 21h30, Forum des images (1e)
Mercredi 4 juillet 2012 16h30, Forum des images (1e)

jeudi 28 juin 2012

7/7 - 8/7 : Teddy Girls, girl power dans le Hong Kong des années 60



Après une bagarre dans un club, Josephine Siao est envoyée en prison. Mais derrière ces agissements se cachent une personnalité trouble liée à un passé douloureux.

Critique d’Anel : « Dès les premiers plans, le spectateur est plongé dans les swinging sixties : boule à facette, musique rock, coiffures Vidal Sassoon, tout est là pour nous donner envie de se déhancher. Pour se faire une idée, imaginez l'ambiance pop du Temptress of a Thousand Faces de Jeong Chang-Hwa, mais avec les décors de studio de la Shaw Brothers en moins. Ici, Hong Kong, on vous le montre ! Josephine Siao, tête d'affiche du film, arbore un regard affuté. Enfant à problème, elle exprime par un regard que sous ses allures de fille sage (jolie robe jaune pastel, queue de cheval bien nouée) elle est aussi enragée que la Meiko Kaji des Stray Cat Rock. » ***1/2 Suite de la critique.


Fin des 60s, Patrick Lung Kong sort un film de filles délinquantes, une réponse aux Teddy boys de l’époque dansant le rock’n roll avec jeans et blousons en cuirs.

Film à découvrir.

Josephine Siao Fung Fung dans Teddy girls / © Hong Kong Film Archive



Samedi 7 juillet 2012, 14h30, Forum des images (1e)
Dimanche 8 juillet 2012, 21h15, Forum des images (1e)